Villard-Saint-Pancrace
Hautes-Alpes
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Le moulin à restaurer
vendredi 14 janvier 2005

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Ce moulin construit au milieu du XIXème siècle appartient à de multiples propriétaires suite aux différents héritages depuis plus de 250 ans, il faut donc les rechercher pour le mettre à l’abri des intempéries et le restaurer.
Une association fut crée par 19 propriétaires pour remplacer un moulin à pierres roulantes.
Chaque famille venait y moudre quelques sacs de grain sous sa propre responsabilité : blé , maïs, aussi avoine, orge et seigle pour la nourriture du bétail.
Descriptif : situé sur un terrain très en pente, le premier bâtiment fut construit au début du XIXème siècle en pierres et chaux vive sur une voûte sous laquelle circulait l’eau captée produisant l’énergie nécessaire.
Il était constitué de 2 meules, un arbre métallique et un arbre en bois recevant 20 palettes d’une forme galbée destinée à faire résistance à la force de l’eau. La meule supérieure fixée sur l’arbre métallique tournait horizontalement ; l’autre creusée de saillies poussait le grain vers le centre pour être broyé entre les 2 meules.
L’alimentation était facilitée par une trémie fixée sur le plancher au-dessus des meules, dans lequel on versait le grain. La trémie était accessible par une échelle en bois que l’on escaladait donc avec les sacs de grains . La farine était rejetée par une goulotte dans un bac en bois puis passée au tamis pour séparer la farine du son.

Le moulin de Sachas…

Le nouveau moulin actuel est constitué de deux meules, extrêmement plates, cerclées, et de palettes métalliques en fer galvanisé. Il est muni d’une grande trémie dans laquelle on pouvait engranger du grain pour toute la nuit. On y accédait par une porte , son écoulement était facilité par un secoueur qui permettait une alimentation fluide et uniforme.
La farine se déversait dans une goulotte placée sur le côté, et grâce à un système de poulies et d’engrenages montait, aidée d’un tapis roulant pour être enfin éjectée dans un tambour horizontal de 3 m de diamètre. Il était enveloppé dans une soie spéciale , très fine sur sa première moitié et légèrement plus grossière sur l’autre moitié ; Ceci donnait deux sortes de farine (1re et 2eme qualité) .C’est en bout de ce tambour que se déversait le son .
Tous les ans, une participation financière et une corvée étaient obligatoire pour tous les propriétaires. Celle-ci était consacrée à creuser les saillies sous chaque pierre et à remplacer les palettes cassées, les chenaux qui avaient cédé sous le poids de l’eau. Toute la famille participait aux différents travaux. Les enfants et les femmes s’occupaient du nettoyage du canal. Un tirage au sort désignait l’ordre de passage pour la distribution de la mouture.
Pendant la guerre de 1939, on pouvait y moudre du grain clandestinement, la nuit, alors que la mouture y était interdite, et ce jusqu’en 1942. C’est à cette époque que le moulin cessa définitivement sa mouture

D ‘après la mémoire de Raymond Jévodan et article d’Alpes et midi Janvier 2002.

 

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