Le plus connu est celui de la route de la Croix de Bretagne. Hélas ! il est seul dans son genre pour les raisons suivantes :
Un peu de chimie
La chaux (qu’il ne faut pas confondre avec le plâtre) provient de la décomposition des calcaires. Il se dégage du dioxyde de carbone (gaz carbonique). Mélangée à l’eau, la chaux obtenue (chaux vive) "foisonne" et finit par donner de la chaux éteinte. Celle-ci fait prise avec le dioxyde de carbone et non avec l’eau comme les ciments. On l’utilise comme mortier, enduit, badigeon ou désinfectant
Des techniques différentes
Nous avons largement exploré les archives départementales et communales et avons recueilli des témoignages écrits (Raymond JEVODAN) et oraux (François PAYAN et Félix CLEMENT). Ils montrent que les techniques de chauffe n’étaient pas les mêmes dans la vallée de la Guisane et à Villard St Pancrace. Dans le 1° cas, les fours possédaient une cheminée centrale (matérialisée par un tronc d’arbre) qui permettait d’activer le tirage, au moins au départ. Rien de tel à Villard St Pancrace : les fumées s’évacuaient en passant par les espaces ménagés entre les pierres à chaux.
Structure des fours à chaux Briançonnais
Ils comportent :